mardi 25 août 2009

La spilite

Deux croix plus une, peuvent nous guider sur la piste des restes volcaniques des Côtes d’Armor.

la plus modeste des croix
Deux croix isolées et une troisième près de la Chapelle, à Lancerf, réalisées dans de la spilite.
Une bande de soubassement de la chapelle semble être formée dans les mêmes matériaux. (Matériau ventilé formant peut-être un rempart à l’humidité du sol) En parcourant les alentours, nous découvrons la présence de cette matière dans des constructions anciennes, dans des murets d’enclos, au sol, comme sur la grève de Traou Du, en passant sous la ligne de chemin de fer. Cette spilite du briovérien (900 à 570 MA) comme nous l’indique la pancarte devant les deux croix isolées elle est nommée spilite de Paimpol.
Et voila, des volcans à Paimpol !
Alors des mots, des termes et des images commencent à s’aligner dans notre pensée, coulées volcaniques, brèches, tufs puis volcanisme fissural terrestre, la dolérite, la cinérite cendres volcaniques fossiles, un diapir , poussées, processus explosifs, mise en place d'intrusions et de coulées, des cheminées (il n’y en a pas), des laves, des fumerolles, filons, de kératophyre (lave acide), du basalte, de l’obsidienne(il n’y en a pas), du magma, des crevasses, de la cornaline et du jaspe deux variétés de quartz microcristallines, de l’incandescence, un spectacle pourtant pas artificiel, des mouvances, des tremblements, danger, des incertitudes, explosions, écrasements, des craquements, des chutes, rien de grave en réalité, la vie commençant à peine à émerger ( des mollusques type faune d’Edacara) puisque cela se produisit à cheval sur l’aire précambrien et l’aire primaire (pour être plus précis entre le briovérien et le cambrien inférieur, une fourchette autour de 600 MA) et tous rebougera avec le plissement hercynien (environ 300 MA) ici aussi cela fut sûrement terrible et plus pour les premières vraies petites bébêtes ( type trilobites ou ceux des schistes de Burgess). Avant, bien avant, des chaînes de montagnes se sont érodées pour déposer des limons, des sables et autres plus gros, des galets, sur d'énormes profondeurs pour refaire de la pierre dite roches métamorphiques, grés et schistes.
En cherchant, nous rencontrons de la lave partout, les constructions comme les deux piliers de la vielle tour à Paimpol(XIIIe), des pierre taillées incrustées dans la maçonnerie comme à la ferme de Kernoa (au milieu d’HLM) sur la grève de Kerroc’h jusqu’au port Even, à l’Abbaye de Beauport (XIIIe)et surtout à la pointe du Guilben jusqu’à l’île blanche (nous ne pouvons pas penser à l’autre coté de la baie de Saint Brieux, ou nous retrouvons un phénomène semblable à Erquy et à Alençon au volcanisme plus récent) .

Tour de Kerroc’h*( pas terrible) un angle de la ferme de Kernoa
De nombreux sites Internet et de livres vous décriront la géologie du secteur, mais le chaos, les mélanges, les luttes internes de la matière sont exposées à regard comme ces géodes éclatées, les laves vertes avec des auréoles violettes et des nodule blancs et rose de calcite, les filons de granite claire et rose (aplite).

géode coussins de lave empilés, appelés "Pillows-lavas", témoins d'un océan ancien,
Ce tapis sur la face sud de la pointe du Guilben s’ouvre sur un paysage, dont je ne retiendrai, pour ne pas m’épancher trop longuement et pou être désagréable que l’alignement à l’est du feu du Grand Léjon ( 48°45’ et 2°40’- F.5è (20s) avec dans le secteur une anomalie magnétique) et le Taurel petit rocher entre le Mez de Goêlo et la pointe de Plouézec.

Vue de la pointe du Guilben vers l’est (sud est, beau ciel breton)
Pour terminer, surtout et sur tous les sites, ne laissez pas d’ordures, ne cassez pas, ne dégradez pas les pierres en place. Un petit souvenir, un échantillon pour observations et analyse, faites le, mais avec une très mauvaise conscience en ne prélevant que des petits morceaux détachés et éparpillés sur l'estran. D’autant plus qu’il n’y rien de précieux dans ces pierre, le quartz est usé, même la cornaline n’est jolie que lorsqu’elle est mouillée. MERCI !

*La tour de Kerroc'h n'est pas construite avec de la spilite, seulement ( à vérifier) en mauvais granite et en grés rouge probablement pris sur place (métamorphisme de contact avec traces de spilite) .
Pour se détendre; http://desencyclopedie.wikia.com/wiki/Paimpol
répondant à vos interrogations et plus

vendredi 11 janvier 2008

Le banc

J'aime bien ce banc!
C'est un banc breton

vendredi 2 mars 2007

La vache et le général


La vaca que ríe
La vache qui rit, en espagnol (Krowka Smieszka. en polonais, Die lachende Kuh en allemand, j’aime bien le néerlandais, De koe die lacht) De nombreux sites sont disponibles pour réunir les renseignements sur cette production alimentaire et concernant les différents emballages et surtout l’image de la fameuse « vache qui rit ».
En résumé, Le 16 avril 1921 Léon Bel dépose la marque La Vache qui rit et le dessin refait par lui même d'après un dessin de Benjamin Rabier (créateur de Gédéon le Canard )décorant les camions de ravitaillement en viande fraîche pendant la guerre de 1914-1918. Cet insigne était surnommé "La Wachkyrie" allusion aux Valkyries allemandes.
D’abord en pied, elle adopte progressivement des modifications pour terminer avec son aspect actuel tournée vers la droite suivant le sens de notre lecture occidentale et donc regardant vers l’avenir. Le rouge, les cornes plus petites, moins agressives, les yeux s’ouvrant de plus en plus, faisant passer son rire à presque sarcastique à doux, charmeur, adoptant un trait, type ligne claire, célèbre en bande dessinée, éliminant le paysage en arrière plan pour le reprendre plus tard, sont ces mises au point formant son aspect. Elle abhorre rapidement les boucles d’oreille représentant la boite et donc elle-même, et cela à l’infini, formant une mise « en abyme » à notre regard, car je suis persuadé qu’elle les cache ou les retire lorsque l’on ne s’intéresse pas à elle.





Son succès ou celui du produit, lui fait prendre de nombreuses formes sur divers supports (j’apprécie la série de buvards) et beaucoup de détournements dont ceux découverts par deux graphistes lyonnais sur la boîte des années 50, la caricature du profil du Général de Gaulle. Ici une petite étude s’impose,
En retrouvant le découpage permettant de faire apparaître le grand général et composer avec une rumeur que j’ai entendu à télé-matin au début de cette année 2007.
Quelques sites à consulter
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mise_en_abyme
http://www.bel-group.com/index.php?PAGE=brand.php&NSID=21&BRANDID=2
http://semantiquegenerale.free.fr/Articles/IntroSGfr.htm pour se faire mal à la tête
http://www.lavachequirit.com/lvqr/fr/tout-sur-la-vache_1/la-saga_1/la-star-aux-mille-visages_2.html

http://www.letyrosemiophile.com/VQR/VQR-boites.htm


Dans l’ordre 49, 55, 60, 69 et actuel puis Le gabarit « officiel » d’époque


La bonne c’est celle de 1960, mais pas bien découpée


Mais à la vue des possibilités de découpage possible, avant et après, j’ai du mal à croire que, comme une rumeur le laisse entendre, cette étiquette fut frappée par la censure du Général directement, d’autres à son service ou ne voulant pas d’image dégradante, ou encore une autocensure de la société Bel.
Juste la présence des étoiles me laisse à penser qu’une petite censure a bien sévi, la grande muette peut-être? celle qui ne rigole pas! (En plus notre Grand Charles n'avait que deux étoiles)
Pour finir, dans l’œil du général, il y a un général, dans l’œil duquel, il y a un général, dans l’œil duquel, il y a un général, dans l’œil duquel, il y a un général, ….


jeudi 1 mars 2007

Corail

Ceci est un calcaire à coraux avec un filon de calcite, prélevé aux abords du « Vieux Bourg » à l’entrée ouest de St Florent-le-Vieu * 49 (si une personne pouvait m’indiquer la carrière d’où il provient ?).
Il présente des structures maintenues par une matrice de boue riche en chaux (Corallites) et nous indique la présence probable d’un ancien plateau continental.
Mais surtout il me rappelle « l’origine du corail » selon Ovide dans « Métamorphoses » que je vous invite à lire ou à relire.
Suite à un combat avec un serpent de mer pour sauver une vierge, Persée veut se laver les mains. « Persée puise de l’eau et lave ses mains victorieuses ; et de peur que le sable rugueux ne blesse la tête hérissée de serpents, (celle de Méduse qu’il avait vaincu précédemment) il atténue la dureté du sol par un lit de feuilles, il étend de petites tiges de plantes nées sous l’eau et y dépose la tête de Méduse, fille de Phorcys (fils de Neptune et père des Gorgones). Ces tiges fraîchement coupées et qui restaient vivantes grâce à leur moelle spongieuse éprouvèrent le pouvoir de la tête monstrueuse ; à son contact elles se durcirent ; rameaux feuilles prirent une rigidité qui leur était jusqu’alors inconnue.
Mais les nymphes de la mer essaient de renouveler ce prodige sur d’autres tiges ; elles ont la joie de voir le même fait se reproduire ; elles jettent, telles qu’elles se présentent, des semences de ces tiges dans les ondes. Maintenant encore le corail a gardé la même propriété : il durcit au contact de l’air ; plante flexible dans l’eau, il devient pierre au-dessus de l’eau. »
Ce n’est pas très rigoureusement scientifique mais je suis comblé de joie au regard de cette manière d’expliquer le monde.
La suite, la vierge se nomme Andromède, et ils se marient, le tout décrit dans un texte mélangeant le plaisir sexuel et la joie du peuple, des rois et peut-être des dieux.

* Pays de Julien Dracq

mercredi 22 novembre 2006

21 juin

Et la fête de la musique!

Cliquer 2 fois à gauche sur le carré noir, pour ouvrir le lien


Le 21 juin, nous ouvrons notre garage aux musiciens, en général il y a un creux au début de la soirée.



Petites vidéos mais courtes
video video

Musiciennes et musiciens de Rouen, nous contacter si vous désirez jouer ce soir là!
Fax. 02 35 98 04 30

Site pour curieux http://www.chambre-claire.com/PAROLES/actualites.htm pour les copains http://www.mensalors.com/ et plus http://www.lesvibrantsdefricheurs.com/ et encore


Mens des lumiéres en mouvement et des couleurs musicales

http://victoria.ifrance.com/

http://www.monalison.canalblog.com/
Salines au Bateau ivre

Site d'un ami qui délire en Guyanne, faut lui signifier qu'il n'est pas beau, je compte sur vous, merci! http://jujungle.over-blog.com/

dimanche 12 novembre 2006

Surville Manche

De La Hague au Mont Saint Michel, un cordon, presque continu, de dunes d’age Holocène, barre l’accès à la mer. Derrière, à marée basse, un platier rocheux se découvre. Il est formé de schistes et de calcaire de Saint Jean la Rivière, de grés et de granite, et nous pouvons y découvrir des traces de stromatolithes (ce sont des récifs microbiens fossilisés présentant une structure faite de nombreuses et fines lamines et ils sont en grande partie à l’origine de l’oxygène sur terre. Les stromatolithes fréquents dans les sédiments d’age Précambrien, sont parmi les plus anciennes roches fossiles d'origine biologique connues, 3500 millions d'années. )

SURVILLE DANS LE COTENTIN
Pour aborder le village de Surville, nous avons le choix de le découvrir en tracteur par la terre ferme et familière ou drapé de la mystérieuse mer. L’estivant par mode, laissera comme moi, mesurer et dominer le poids de la vague, des pêches à pied dans les rochers, du sable avec, il faut bien le préciser, le varech séchant au pauvre soleil et des dunes, petites cachettes où s’enlacer protégés du vent.
Donc la mer, celle de la manche ouverte sur l’océan.
En mer, le passage au large de Surville entre la cote et Jersey se nomme La Déroute, c’est penser au danger à y naviguer inconsciemment. (maxi. 6 beaufort pour les non professionnels) mais en réalité c’est une passe de secours à l’abri de la grande île, en se méfiant quand même des bas fonds formés par les rochers, de la brume fréquente et des courants de marée. Les amers y sont peu visibles. Cette côte est sans abri contre les vents de l'Ouest au Nord, et on y trouve peu de mouillages.
A la moindre tempête à mer haute, le petit navire pourra se réfugier dans le havre de Surville qui fait partie des havres asséchants de la cote ouest du Cotentin. C’est un hague (sens viking), une baie de sable blanc à l'échouage, lavé par les eaux de la marée, du ruisseau La Dure, des caniveaux, des petits fossés et des trop pleins de La Frette et du Le Duy.
Le Havre de Surville, accessible autrefois aux caboteurs jusqu’au Hamelinet, est non balisé. On y pénètre à Haute mer en empruntant le milieu sud de la passe pour trouver après une forte chicane entre les dunes, un abri naturel au milieu des mielles.
Au coin sud du havre la tour carrée fortifiée de l’église accompagnée du manoir, domine l’espace plan et dégagé d’une petite lande qui s’arrête avec les premières pentes du massif armoricain composé de grés dont les anciennes constructions sont faites.

Eglise de Surville 2005
Pour l’histoire le manoir a appartenu à la famille Bauquet dont était issu un maréchal de camp sous Louis XV.

Les premiers arbres conservent dans leur forme tourmentée la force du vent.
On découvre également une ancienne colonie de vacances dit « le château » et dans les terres à l’abri de la végétation, le village avec maisons, fermes, cafés et pubs, proximité des îles anglo-normandes oblige, preuve d’une vie, d’une agriculture et d’une animation nocturne.

C’est un lieu vide, pour romantiques purs, durs et convaincus, à déconseiller aux vacanciers venant en famille bien que les dunes, la mer chauffée par le Gulf-Tream, la plage et les rochers découverts à marée basse, soient des espaces d’aventures pour les adolescents, d’ailleurs, il est dommage que des villas se soient implantées en pied de dune au lieu dit la Poudrière, et viennent interrompre en le privatisant cet espace privilégié à l’abri des vents dominants.
Au premier souffle, les façades, les calèches, les voitures sont sablées et les écorchés vifs crient de douleur.
Il faut donc y apparaître seul en ténébreux une mèche de cheveux au vent ou en autochtone courbé par le terrassant travail de la terre ou encore en couple courant dans les dunes, nu, pour ne pas former un anachronisme dans ce lieu arrêté, figé, sans histoire.
C’est un monde où les oiseaux de mer remontent les rivières et les marais, et où la terre se mélange à la mer et non sans odeur. L'endroit est tout ce qu'il y a de tranquille, trop tranquille..
Monde fertile, monde inquiétant, monde insolite...de sorcier, de paumés, faut vraiment être con pour demeurer ici.
En espérant vous avoir écoeurés,
JP Guilbert

Note : Pour le varech, la terre en est fertilisée, avec des mélanges de cacas divers, autant vous prévenir….

Avec l’aménagement de la D 650 dite « route touristique » qui a sûrement réduit les échanges biologiques entre les biotopes des mielles et du milieu agricole*, nous pouvons craindre l’arrivée d’un tourisme non averti piétinant les dunes et ne permettant plus la repousse normale des herbes.
La construction de maisons secondaires à la Poudrière en manipulant le bas de la dune pour réaliser les fondations et en amenant une surcharge régulière du piétinement**, participera obligatoirement au changement de la dune.
Il serait dommage que la pointe disparaisse, balayée ou ensablée, il est temps d’observer sérieusement l’évolution du site pour mettre en œuvre une démarche de sauvegarde.
Mais, on pourra toujours mettre cela sur le compte d’une pluie trop abondante ou d’un coup de vent exceptionnel ou les deux, pourquoi pas !

* Et qui a également modifié les données hydrauliques du site
** Sans parler de l’occupation des rochers, et d’une pêche intensive

samedi 11 novembre 2006

La Glacerie
Hameau Truffert présence d'ardoises cambriennes schistes lustrés, sériciteux, à chlorite avec halos de quartz (présence de pyrite pas trouvé) début du métamorphisme (anchizone)
Ce type de matériaux a servi à pratiquement toutes les constructions du nord du cotentin (probablement aux fortifications de Cherbourg) notamment à quelque pas d’une carrière du Hameau Truffert, le château de Tourlaville dit « Le château des Ravalet »
Un peu d’histoire
Ce château de la Renaissance est construit entre 1562 et 1575 par Jean II de Ravalet, seigneur de Tourlaville, à l'emplacement d'un manoir médiéval
Jean II l'offre à son neveu Jean III dont deux des enfants, Julien et Marguerite, accusés d'adultère et d'inceste, sont décapités en place de Grève, à Paris, le 2 décembre 1603.
Le château renferme un tableau"Marguerite et les amours", œuvre du XVIIe siècle.

Ce matériau mouillé par la pluie, renforce ses couleurs bleu vert.
Dans la région, étaient différenciés la pierre qui servait à la couverture et le caillou utilisé pour les maçonneries.